Indice entrepreneurial québécois 2011- commentaires

La Fondation de l’entrepreneurship du Québec a publié aujourd’hui la troisième édition de l’indice entrepreneurial québécois. Deux constats émergent:

  • Le Québec compte 2,2 fois plus d’entrepreneurs anglophones que francophones. Cependant, il y a environ deux fois plus d’entrepreneurs francophones dans le reste du Canada qu’au Québec ;
  • Les Québécois d’origine résidant ailleurs au Canada sont environ deux fois plus nombreux à posséder une entreprise que ceux demeurant au Québec, peu importe leur langue .

Bien qu’il faut s’inquiéter du manque de vigueur de la culture entrepreneuriale francophone au Québec, il faut mettre en perspective certains éléments:

1) Les québécois francophones créent par nécessité plutôt que par opportunité. Et lorsque les conditions d’emploi sont favorables, les québécois préfèrent la sécurité d’emploi à l’entrepreneuriat. C’est aussi vrai pour l’inverse.

2) Plus de 900 000 personnes travaillent pour le secteur public, soit 1/3 des travailleurs. Les conditions et la sécurité qu’offrent généralement ces emplois influencent négativement le taux d’intention. On se rappelle que le tier des entrepreneurs gagnent moins de 60 000 par année tandis que quelques 50 000 fonctionnaires gagnent plus de 100 000 $ par année.

3) Le taux d’épargne des québécois est à son plus bas. En même temps, ils sont les plus taxés au Canada. Leur capacité d’investir dans une futur entreprise est donc limitée. L’accès à de l’argent contitue le principal accélérateur de l’entrepreneuriat. On se rappelle qu’un couple gagnant autour de 100 000 $ et vivant au Québec paiera jusqu’à 10 000 $ de plus d’impôt qu’en Ontario.

4) la concurrence des options. Les québécois ont accès à des centaines de catégories d’emploi. Ce n’est pas le cas pour les immigrants ou les québécois qui vivent à l’étranger (ce n’est pas différent des expatriés de la France), où les possibilités d’emploi sont plus limitées. L’entrepreneuriat devient alors une option très qu’intéressante pour s’en sortir.

Les solutions:

a) aider et supporter les entrepreneurs afi qu’ils partent en affaires par opportunité plutôt que par nécessité

b) adresser la question de l’État providence versus la promotion de l’entrepreneuriat. Il y  a un choix de société à faire.

c) faciliter et accélérer l’acquisition d’une première expérience en affaires. Ceci implique de simplifier les procédures et de fournir l’accès aux premiers capitaux.

d) créer un REER entrepreneurial afin d’aider les futurs entrepreneurs et les parents à mettre de l’argent de côté pour les aider à partir en affaires.

e) mettre en évidence dans les médias nos « success stories ».

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